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| "Dimanche à Bordeaux" . L'opération "Dimanche à Bordeaux" se déroule tous les premiers dimanches du mois parallèlement aux journées sans voiture retrouvez votre marché de plein-air, place Pey-Berland et votre marché des Quais. |
Mon Bordeaux à moi
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| ALAIN JUPPÉ Maire de Bordeaux. |
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Ma balade J’aime prendre mon vélo le dimanche matin et partir des quais rive gauche, emprunter le pont de Pierre, puis le quai de la Souys jusqu’à Latresne et la piste cyclable Roger-Lapébie en passant par Floirac. Là, il faut prendre une petite route qui longe la Garonne et borde de superbes chartreuses, plus ou moins masquées par les arbres de leurs jardins. Je reviens en passant devant un chapelet de carrelets sur la Garonne avant d’emprunter le pont Saint-Jean et de reprendre les quais dans l’autre sens, rive gauche. Il faut compter une bonne heure, mais c’est un de mes itinéraires favoris. Une terrasse Ça va peut-être en étonner plus d’un, mais j’aime bien la terrasse de Mériadeck : c’est un espace vert avec beaucoup de charme, même s’il a besoin d’être amélioré. Il y a d’ailleurs un projet avec l’agence d’architectes bordelaise Flint, qui intègre notamment la suppression du passage en souterrain. Ça deviendra un vrai lieu de repos au coeur de la ville. Sinon, j’adore, même sous la pluie, me promener dans les rues du quartier Saint-Pierre Un air d’opéra Le Grand-Théâtre et son vestibule majestueux est un lieu que je ne me lasse pas d’admirer. Et, comme j’aime beaucoup l’art lyrique, je mêle tous les plaisirs. Mon restaurant Les tricandilles, les frites, le poulet qui dore à la broche, la cuisine à la graisse d’oie, c’est la cuisine de mes parents. Je l’ai retrouvée à La Tupina (6, rue Porte-de-la-Monnaie). Il y a quinze ans, j’ai eu ici un de mes premiers chocs car on y préparait la sanquette, à base de sang de poulet. C’était la première fois que j’en remangeais depuis ma jeunesse. A table Ma femme, Isabelle, m’a un jour entraîné à L’Atelier des chefs (25, rue Judaïque) pour prendre un cours de cuisine. On peut d’ailleurs acheter des ustensiles dans la première partie du magasin. J’y ai même fêté l’anniversaire de ma fille, Clara : les jeunes invités font leur propre gâteau d’anniversaire avant de le manger sur place. Mes huiles Rue des Remparts (n° 29), j’aime me rendre chez une marchande d’huiles d’olive de toutes provenances : Grèce, Sicile, Italie, Espagne, etc. Avec des parfums extraordinaires. J’y fais mon plein d’huiles. |
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| CHRISTOPHE DUGARRY A 38 ans, le champion du monde de football en 1998 est aujourd’hui chroniqueur sportif sur Canal +. |
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Mes cantines
Je reste fidèle au Nulle Part ailleurs (19, cours du Maréchal-Foch), une brasserie dont Zinédine Zidane et moi possédons chacun 10 % des parts. Mais j’aime aussi Le Café gourmand (3, rue Buffon), un bistrot à l’américaine qui sert d’excellents hamburgers.
Mon bistrot
Tous les jeudis soir, je vais boire un verre Chez Pompon (4, cours de Verdun), un bar de fête comme on en trouve beaucoup dans le Sud-Ouest. C’est l’occasion de discuter avec mes copains autour d’un verre de rosé.
Mon parc
Souvent, lorsque mes deux fils sortent de l’école, nous allons au Jardin public. Pour jouer au foot, évidemment !
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| JEAN-PIERRE XIRADAKIS Figure de la gastronomie locale, le patron de La Tupina est aussi un fin connaisseur de Bordeaux. A 65 ans, il a déjà consacré plusieurs ouvrages à cette ville qu’il arpente chaque jour avec gourmandise. |
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Mon rituel
Tous les matins, je gare mon scooter place de la Comédie et je me rends au travail à pied, en empruntant chaque fois un itinéraire différent. Je bois deux cafés, l’un au Petit Régent (52, cours du Chapeau-Rouge), l’autre au Petit Commerce (22, rue du Parlement-Saint-Pierre). Mais, comme le matin je suis assez taciturne, je reste caché derrière mon journal ! Ensuite, je pars pour une petite balade dans les rues de Bordeaux, je m’arrête sur les places et je visite les églises.
Ma cave à cigares
J’achète invariablement mes Hoyo de Monterrey à la Régence (10, cours du XXX-Juillet).
Ma boulangerie
Manu Bouchet, de La Fabrique Pains et Bricoles (47, rue du Pas-Saint-Georges), est un ancien chef cuisinier étoilé qui est devenu boulanger par amour du pain. Et cela se voit, d’autant qu’il pétrit et fait cuire son pain devant tout le monde !
Mon épicier
Les haricots lingots que j’utilise pour mon cassoulet, je les prends chez Luc Salier (38, rue Elie-Gintrac). Tout comme mes épices, mes sardines et mes anchois. De temps à autre, je casse aussi la croûte avec le patron. C’est également chez lui que je trouve des sardines de baril, tellement salées qu’il faut les tremper dans du lait avant de les manger. La plupart des gens les trouvent immangeables, mais c’est un produit de mon enfance.
Mon marché
Je vais tous les jours au marché des Capucins, situé dans le quartier où habitaient mes parents. Je suis d’ailleurs allé à l’école avec plusieurs des vendeuses à la charrette qui y travaillent aujourd’hui !
Mes antiquaires
Je fréquente régulièrement le Hangar Saint-Michel (12-14, rue des Amandiers), où j’achète en ce moment beaucoup de photos anciennes. Ce lieu a été créé par Marie-Claude Abbadie, tout comme le Passage Saint-Michel (15, place Canteloup), une ancienne sécherie de bananes qui accueille une quarantaine d’antiquaires.
| MICHÈLE DELAUNAY En ravissant à la droite une circonscription qu’elle détenait depuis soixante ans, cette cancérologue est devenue députée (PS) de la Gironde en 2007. |
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Mon monument favori
Je ne me lasse pas d’admirer « Le génie de la liberté brisant ses chaînes », la statue située au sommet de la colonne des Girondins. Durant la Seconde Guerre mondiale, personne n’a été capable de la descendre : le génie de la liberté a donc veillé sur Bordeaux pendant l’Occupation !
Mon lieu de mémoire
Je suis très attachée à la cour intérieure de l’hôpital Saint-André, conçue comme une cour de cloître. C’est un lieu de silence, où les malades viennent se reposer. Lorsque j’étais de garde, la nuit, je devais souvent la traverser. Je me souviens encore du froid qui y régnait et du bruit de mes pas battant le pavé.
Mes commerces de bouche
Je trouve que les commerçants sont des moteurs essentiels à la vie d’un quartier. J’achète mes fruits et légumes chez Jean-Paul (12, rue Jenny-Lepreux), ma viande chez Thierry Collado (125, rue Fondaudège) et mon vin au Sommelier (148, rue Emile-Combes).
Ma librairie
Je suis une fidèle de la Librairie olympique (23, rue Rode), où je peux trouver non seulement des livres, mais aussi d’excellents conseils. Et c’est moi qui ai marié le maître des lieux, Jean-Paul Brussac !
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| REGIS PUEL Webmaster et directeur de l'Agence Web "www.VousPariez.fr" à Bordeaux, créateur de "Bordeaux-Service.com", grand voyageur, son agence de referencement est première sur la requete "bordeaux service", création de site internet, referencement et communication internet. |
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La ville
Je suis natif du sud ouest (hautes pyrénées) et je suis arrivé à Bordeaux il y a dix ans, cette ville imprégnée d'histoire à chaque recoin de rue dessine chaque jour des impressions differentes suivant le lieu choisit, j'aime flaner dans les vieux quartiers, de la place du parlement jusqu'à la place Camille Juillan en passant par la rue saint Rémi, les contrastes sont saisissants, il faut reconnaitre à notre maire le travail accomplit depuis quelques années.
Les restaurants
Bordeaux est une ville de gastronome et comment ne pas se perdre avec toutes les propositions de nos restaurateurs. Le Gabriel place de la Bourse qui vous sert un gigot d'agneau avec un duo de purée des plus exquis, le Gem rue maucoudinat, Farid le cuisinier nous propose une carte des plus savoureuses, il faut gouter ses rognons de veaux et sa tarte aux poireaux, une envie de chinois le Seang Thai rue saint rémi est sans doute le meilleur de Bordeaux, les brochettes, les beignets sont ici cuisinés avec amour, une envie de poisson c'est le Petit commerce rue du parlement saint pierre, peut être une envie de flaner en terrasse alors dirigez vous vers la place camille juillan
Idéalement situé la Brasserie Saint Georges, cette grande brasserie a misé, pour sa part, sur les valeurs sûres. Le bar est la réplique de celui d'une brasserie belge des années 30 et si le décor est dédié au cinéma, il ne s'agit pas de cinéma d'avant-garde. Bobines de film et portraits rétro de Chaplin et consorts ont été chinés dans les brocantes. Une patine pleine d'assurance qui ne semble pas déplaire à la jeunesse de Saint-Pierre.
Les commerçants
Le centre ville laisse la place aux commerçants et artisans, beaucoup gagnent à être connu. Le marché des capucins est un nid. Le Pain d'Emmeline, 34 cours Pasteur pour la qualité des viennoiseries, Generation Oueb 137 rue fondaudége pour vos soucis d'ordinateurs Philippe répondra avec serieux et prix serrés à toutes vos demandes concernant le materiel, trés efficace, et de temps en temps pourquoi ne pas suivre les touristes et se laisser conseiller par le caviste place du parlement qui vous selectionnera une bouteille selon vos gouts, oui vos gouts...
Bordeaux c'est un lieu de convivialité juste pour ceux qui savent
et les flaneurs en savent quelque chose!
| CLAUDE VILLERS Journaliste, écrivain, grand voyageur, il est président de l’agence régionale Ecla, fusion de l’Arpel (Agence régionale pour l’écrit et le livre) et d’AIC (Aquitaine image cinéma). |
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Pour larguer les amarres
Pour moi, Bordeaux est une ville synonyme d’imaginaire et de voyage. Le dernier paquebot du port de commerce est parti en 1987. Les chantiers de la Gironde, situés à Bacalan et aujourd’hui disparus, construisaient ce type de bateaux jusque dans les années 50. Marguerite Duras, dans « L’amant », parle même du paquebot « Porthos », construit ici. Il en resterait un, toujours proposé à la croisière, le « Palma », appartenant à un armateur grec.
Ce port a donc laissé des traces notamment aux bassins à flot, de construction plus récente (XIXe siècle). J’adore l’endroit, car il marque cette histoire de la ville qui a fait sa richesse. Il reste encore deux grues rouillées et les rails au sol qui servaient à débarquer les morues et les régimes de bananes.
Deux personnages
Les frères Emile et Isaac Pereire, deux saint-simoniens du second Empire, me fascinent. Un jour, j’aimerais bien écrire un livre public sur eux. Ces descendants d’une famille séfarade portugaise (Pereira) sont partis de Bordeaux et ont fait fortune comme banquiers à Paris. On connaît leur histoire avec les chemins de fer, la Compagnie générale transatlantique, la création de la ville d’Hiver à Arcachon. A Bordeaux mais aussi dans d’autres villes, ils ont fait construire les Grands Moulins de Paris, toujours visibles sur la rive droite et les premiers entrepôts frigorifiques. C’est dommage qu’il n’y ait qu’une rue à Bordeaux qui leur soit dédiée.
Coquillages et crustacés
Aux bassins à flot j’aime aller à L’Huître à flot, une petite cabane en bois bleu ciel et blanc, située juste en face du bassin n° 2, à côté de la base sous-marine. C’est Roberto, celui qui a longtemps tenu La Toscane dans le quartier Saint-Pierre, qui est venu s’installer ici il y a quelques années. Le soir, à la carte, on mange de superbes poissons, fruits de mer et crustacés. Dépaysement complet.
| CHARLOTTE LAUBARD Directrice du CAPC-musée d’Art contemporain de Bordeaux. |
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Ma sortie du dimanche
C’est devenu un rituel : vers midi, je me rends au marché des Chartrons (appelé aussi marché du Colbert, quai des Chartrons) et je déguste une douzaine d’huîtres avec un petit verre de blanc. Et, pour voir le coucher de soleil dans le quartier, le seul endroit se trouve au Jardin public : je m’installe sur une chaise longue de L’Orangerie, un bar-restaurant à l’entrée du jardin, et j’attends ce moment tranquillement... quand j’ai le temps !
Mon traiteur italien
La Bocca (78 bis, rue Notre-Dame) importe des produits fantastiques comme de la charcuterie ou de la vraie mozzarelle de bufflonne. Il faut juste tomber sur le bon jour d’arrivage. Sans oublier les chocolats Venchi de Turin, à base de noisettes, ou ceux au piment. Merveilleux.
Mes nuits bordelaises
Je ne sors pas souvent, mais quand c’est le cas, j’adore la programmation de l’association Allez les filles, dirigée par une icône du rock à Bordeaux : Francis Vidal. Le Sain-Ex (54, cours de la Marne) est un bar-concert qui poursuit la tradition des concerts dans les caves de Bordeaux. Sinon, j’aime monter à bord de l’« Electro Juice Boat », le bateau de la ville de Bordeaux, transformé, chaque fin de semaine à l’arrivée du printemps, en navire clubbing avec de vrais DJ. La nuit bien tombée, en fonction de la marée, il part sur la Garonne des quais de la rive gauche (en face de la place des Quinconces). Cette navigation et la musique électronique vont très bien ensemble.
Mes lieux
Avec la coopérative d’artistes Pola (8, rue Corneille), je suis très heureuse qu’il y ait ce type d’ateliers d’artistes dans Bordeaux. Ils sont installés dans un lieu à la poésie particulière : un ancien local de cars privés et son grand parking à l’entrée nord de Bordeaux. Il faut se faire inviter par les résidents : on a juste l’impression d’être sous le pont de Brooklyn au bord du fleuve. L’autre lieu est l’ex-caserne Niel, sur la rive droite à la Bastide (entrée quai de Brazza), et le projet de coopérative d’écologie globale d’entreprises Darwin. En attendant le projet de l’urbaniste néerlandais Winy Maas, qui augure du meilleur pour cette future ZAC, on peut visiter ce lieu étonnant de manière... sauvage.
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| TAREK OUBROU Recteur de la mosquée de Bordeaux et président de l’Institut de découverte et d’étude du monde musulman. |
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Mes livres
Mes livres neufs, je les achète chez Mollat ou à La Machine à lire. Quand je cherche des livres anciens, parfois non réédités, je vais chez un bouquiniste très sympathique qui a une boutique où les livres tapissent les murs jusqu’au plafond : Guillaume Alain (244, rue Sainte-Catherine). C’est un généraliste avec une dominante pour les sciences sociales.
Mes lieux de méditation
J’ai un lien spirituel, quasi religieux avec Bordeaux. Dès que j’ai l’occasion, le matin, je révise mes leçons et je médite en allant marcher sur les quais rive gauche. C’est un rituel, à l’instar des pratiques des philosophes grecs. J’aime aussi le Jardin public. Sinon, je marche beaucoup dans la ville sans me souvenir des lieux, car trop de mémoire tue la créativité.
Mon éternel voyage
Ma première nuit à Bordeaux et en France, en arrivant du Maroc, je l’ai passée sur un banc de la gare Saint-Jean. Pour moi, au-delà de son intérêt historique et architectural, c’est un lieu de transition, qui m’a ouvert les portes sur ma première ville spirituelle. Chaque fois que je prends le train, je pense à ce moment-là.
| LAURENT COURBU A 66 ans, le président de la CCI reste un ardent défenseur de l’économie locale. |
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Mes boutiques
Mes deux magasins favoris sont situés dans la même rue ! Chez Gant (5, rue du Temple), je trouve les vêtements qui me conviennent, à la fois chics et décontractés. Et chez Bowen (3, rue du Temple), je me procure mes mocassins.
Mon magasin de design
Bien avant que le design ne soit à la mode, Otta (24, cours Clemenceau) proposait déjà du mobilier contemporain aux lignes élégantes et de magnifiques luminaires. Et il y a vingt ans que cela dure !
Mon restaurant
Chez Fernand (7, quai de la Douane), je retrouve le goût de la lamproie à la bordelaise que cuisinait ma mère, aux poireaux et au vin rouge. J’aime beaucoup l’authenticité de ce lieu, ses plats traditionnels et sa terrasse, qui offre une vue magnifique sur la Garonne.
Mon fromager
Les fromages affinés de Jean d’Alos (4, rue Montesquieu) affichent toujours une qualité exceptionnelle.
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| YVES SIMONE A l’office du tourisme, où il travaille depuis trente-deux ans, il est le doyen des guides-conférenciers. Inséparable de son vélo, reconnaissable à son couvre-chef, cet érudit de 51 ans anime aussi une série de magazines sur la chaîne locale TV7. |
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Ma place favorite
J’adore la place de la Bourse, qui symbolise l’âge d’or de Bordeaux, au XVIIIe siècle. A l’époque, Bordeaux était l’une des trois villes qui comptaient en Europe, avec Bath et Saint-Pétersbourg.
Mes chapeaux
J’ai perdu mes cheveux assez tôt et, comme je suis sujet aux sinusites, il me fallait protéger mon crâne. Or je n’aime ni les bérets, ni les casquettes, ni les chapeaux anglais. Avec Michèle-Françoise Mehring, la modiste de Créations pour soie (12, rue du Faubourg-des-Arts), nous avons dessiné un modèle qui tient autant de la coiffe bretonne que du chapeau chinois, avec une version paille pour l’été et une version feutre pour l’hiver !
Mes vêtements
Je refuse de m’habiller comme un employé de banque. Je customise donc mes vêtements, en particulier mes vareuses de velours, avec les strass et les perles de La Droguerie (8, place Puy-Paulin), et les boutons de la mercerie Laffargue (5, rue des Remparts).
Mon réparateur de cycles
Après m’en être fait voler une quinzaine, j’ai le même vélo depuis dix ans. Je le fais entretenir chez Liberty Cycle (104, cours de l’Yser), un réparateur à l’ancienne, l’un des rares capables de changer un rayon de roue.
Mon expression
J’utilise souvent « ça daille », qui signifie « c’est pénible ». C’est une expression caractéristique du « bordeluche » qui, malheureusement, est parlé par de moins en moins de gens.
| LAETITIA COLOMBANI Réalisatrice de deux longs-métrages remarqués (« A la folie, pas du tout » en 2002 et « Mes stars et moi » en 2008), cette cinéaste de 34 ans reste très attachée à l’agglomération qui l’a vue grandir. Aujourd’hui immigrée à Paris, elle revient régulièrement en Gironde, à la fois pour se ressourcer et pour voir ses parents, qui vivent à Gradignan. |
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Mon cinéma
Je devais avoir 3 ans lorsque mes parents m’ont fait découvrir le septième art à l’UGC Ciné-Cité (13, rue Georges Bonnac). Adolescente, j’y allais très souvent, prenant des notes sur chacun des films que je voyais. C’est là que j’ai reçu mon premier choc, à la projection de « La leçon de piano », de Jane Campion : je suis allée le voir une fois par semaine pendant les quelques mois où il est resté à l’affiche ! Aujourd’hui, si je dois voir un film à Bordeaux, c’est forcément dans ce cinéma. Le patron, Pierre Bénard, est devenu un ami. Il a d’ailleurs organisé de magnifiques avant-premières à l’occasion de la sortie de mes films.
Ma balade
Quelle que soit la saison, je me promène au bord de l’Eau-Bourde, la rivière qui traverse Gradignan. Les berges ont été parfaitement aménagées et j’adore aller y nourrir les canards !
Mon pâtissier
Comme je suis une incorrigible gourmande, je ne pouvais qu’être séduite par les viennoiseries et les pâtisseries de la maison Lacarte (165, cours du Général-de-Gaulle, à Gradignan). Leur kouglof est l’un des meilleurs que j’aie jamais mangés !
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| STÉPHANE PUSATERI Inlassable défenseur du secteur sauvegardé, intraitable combattant des nuisances sonores, ce Bordelais d’adoption fait figure de poil à gratter de la municipalité. |
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Mes puces
De la baignoire aux fauteuils, en passant par le lit et les boiseries, l’essentiel de mon mobilier a été acheté aux puces de Saint-Michel. C’est le rendez-vous incontournable du dimanche matin ! Régulièrement, je déniche un animal naturalisé qui viendra rejoindre ma collection : au sein de mon « cabinet de curiosités », j’ai réuni un grand nombre de tortues, de renards, d’oiseaux, etc. Et même un pied d’autruche monté en lampe !
Ma cantine
Je mange deux fois par semaine à La Toscane (6, rue du Cancéra). J’adore l’ambiance familiale qui règne dans cette salle minuscule. Et comme je suis un habitué le patron, Yannick, me sert systématiquement de petites portions de chaque entrée et de chaque plat qu’il propose à la carte.
Mon musée
Je suis un fidèle du musée des Arts décoratifs (39, rue Bouffard), implanté au sein d’un superbe hôtel particulier. La conservatrice, Bernadette de Boysson, y organise des expositions remarquables, comme celle consacrée à Marie-Antoinette, en lien avec le château de Versailles.
Ma boutique
Au Sanglier de Russie (67, cours Alsace-Lorraine) est un magasin magnifique, dont la décoration remonte à la fin du XIXe siècle. On y trouve des brosses - à cheveux, à habits, à chaussures - et des pinceaux réalisés dans de sublimes matériaux.
| XAVIER DELUC En 2006, lorsque débute le tournage de « Section de recherches », la série récurrente de TF1, ce comédien de 52 ans a le coup de foudre pour Bordeaux. Au point de s’y installer définitivement deux ans plus tard. |
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Ma place favorite
Mon fief, c’est la place Fernand-Lafargue. Elle vient d’être refaite et, entre les artistes, les étudiants et les bobos qui s’y retrouvent, j’ai l’impression d’être dans le Marais lorsqu’il était à la mode. Et j’adore discuter avec Alain, le patron du café Le Pain de soleil (18, place Fernand-Lafargue).
Mes cantines
Je vais régulièrement déguster des tapas chez Los Dos Hermanos (52, cours Victor-Hugo). Entre les Espagnols du coin qui refont le monde et la télévision qui diffuse des images de corrida, le dépaysement est total ! Mais j’apprécie aussi le Café des arts (138, cours Victor-Hugo), une brasserie où l’on peut manger à toute heure. En particulier des huîtres et des saucisses !
Mon épicerie bio
Ma femme achète des fruits, des légumes, des yaourts, du chocolat et même des produits d’entretien à La Vie saine (8-10, rue Ravez). Mais moi je me contente de porter les sacs !
Mon théâtre
Le Théâtre des Salinières (4, rue Buhan) est un lieu à part grâce à la personnalité de Frédéric Bouchet. Il est à la fois directeur de l’établissement, metteur en scène et comédien. Et c’est lui qui a fait ce lieu de ses propres mains !
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| SANDRINE REVEL A 40 ans, cette auteure de bandes dessinées vient de publier « Résurgences », un album qui relate le parcours d’une dizaine de femmes sans emploi, en phase de réinsertion professionnelle. |
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Mon jogging
Je cours deux fois par semaine d’un bout à l’autre des quais. Pour moi, c’est un moment propice à la réflexion. Et la transformation des quais a ouvert de nouveaux horizons, au propre - on voit enfin l’autre rive de la Garonne - comme au figuré - on peut désormais s’y promener.
Mon resto-terrasse
Je vais beaucoup au Santosha (2, place Fernand-Lafargue), qui offre une cuisine asiatique à base de poisson et une belle terrasse ensoleillée.
Ma boutique de fringues
Au Rayon frais (31-33, rue Saint-James), je trouve des vêtements originaux, en provenance de San Francisco et du Danemark. Mais aussi des sacs et des housses pour ordinateur.
Mes sorties
J’aime le théâtre avant-gardiste que défend le TNT (226, boulevard Albert-Ier) et je vais souvent écouter des concerts de blues au Comptoir du jazz (58, quai de Paludate).
Mes fournitures
Papier, feutres, pinceaux... Je me procure l’intégralité de mon matériel chez Boesner (170, cours du Médoc). C’est une véritable caverne d’Ali Baba ! Souvent, j’achète même des choses dont je n’ai pas vraiment besoin... et dont je ne me sers jamais !
| GUADALUPE ECHEVARRIA Sans renier ses racines espagnoles, la directrice de l’école des Beaux-Arts est, à 62 ans, une inconditionnelle de Bordeaux. |
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Une personnalité qui symbolise Bordeaux
Luis Mariano incarne le côté international de cette ville. Il a été élève ici, à l’école des Beaux-Arts et au conservatoire. Et comme de nombreux immigrés du sud - Dalida, Enrico Macias, etc. - il a contribué à la naissance de la société du spectacle en France.
Mon café
Avec son décor de rocaille et sa terrasse, le Grand Bar Castan (2, quai de la Douane) est l’un de mes lieux favoris. J’y travaille souvent le soir, face à mon ordinateur. Et il arrive que j’y organise des réunions avec mon équipe pédagogique !
Ma cave à vins
Lorsque mes amis espagnols me rendent visite, nous faisons obligatoirement une halte à L’Intendant (2, allées de Tourny). C’est un peu le Guggenheim du vin : avec son escalier en colimaçon, cet endroit ressemble au fameux musée de New York !
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| SYLVAIN BOIVERT Directeur du Conseil des grands crus classés en 1855, ce Bordelais de 35 ans assure la promotion collective des 87 plus grands vins de la planète. |
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Ma place favorite
Avec le Grand-Théâtre, l’office du tourisme, le Grand Hôtel et la Maison du vin de Bordeaux, la place de la Comédie est selon moi le coeur névralgique de la ville. Les touristes ne font que passer sur la place de la Bourse. Alors qu’ici ils s’arrêtent !
Ma cantine
Le vin est au centre de la carte de La Brasserie bordelaise (50, rue Saint-Remi), qui suggère même des grands crus au verre ! C’est le restaurant idéal pour déguster une cuisine traditionnelle. Mais la réservation est obligatoire.
Mon fromager
J’aime beaucoup les fromages que propose Malika-Rachelle Plaire (31, rue Emile-Zola au Bouscat). En plus, c’est une jeune femme très sympathique !
Mon pâtissier
Thierry Lalet (6, rue Rolland) prépare un divin carré aux agrumes, idéal pour accompagner un grand cru classé de Sauternes !
| RODOLPHE URBS Fondateur de la librairie La Mauvaise réputation et dessinateur pour Sud-Ouest . |
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Mes lieux
J’adore aller chiner le samedi et le dimanche sur la place Saint-Michel. J’y trouve l’insolite, des livres de cuisine et tout ce que je recherche pour mon cabinet de curiosités : un carton d’agenda de 1958, des cassettes VHS de films introuvables, un dictionnaire franco-allemand de 1938 où il est traduit entre autres « Nous allons prendre des otages », etc. Dans ce quartier, on retrouve la mixité sociale que l’on peut voir dans le 11e ou le 13e à Paris et dans toutes les grandes villes du monde.
Pour d’autres raisons, j’aime le quartier de la Bastide : le jardin botanique, un endroit très agréable qui donne sur la Garonne, avec une population encore populaire. On y trouve aussi de bons restos, comme La Petite Gironde (75, quai des Queyries) ou Le Café du port, en face de la caserne des pompiers. De l’autre côté du pont, rive gauche, La Tanière (41, quai Richelieu) est un petit bar-restaurant de cuisine française où l’on mange bien, pas cher et copieux.
Brocante et musique
Le Dénicheur (12, rue de la Cour-des Aides), derrière l’église Saint-Pierre. Son gérant est une perle et il sait tout ce qu’il a dans sa petite boutique tout en profondeur. J’y vais pour des vinyles, de vieilles photos, des bricoles. Sinon, Total Heaven (6, rue Candale) est le meilleur disquaire du monde : on peut y dénicher aussi bien du ska, du rocksteady ou de la oï-oï (punk rock inspiré par les valeurs de la classe ouvrière) que du rock, du reggae, du folk chrétien ou de l’électro.
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| PASCAL TEISSEIRE Coassocié de l’agence d’architecture Teisseire et Touton, qui a fêté ses vingt ans en 2009, et président de la Maison de l’architecture. |
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Un ami
Hugues (Touton), que j’ai rencontré il y a plus de vingt ans, à Paris, est un ami autant que mon associé. C’est lui le vrai Bordelais. Il a été mon entrée dans la ville et ma mémoire orale de la cité. Si je n’avais pas eu cet ancrage initial et singulier, je me serais peut-être installé ailleurs.
Mon resto
On a découvert Gravelier (114, cours de Verdun) il y a vingt ans. Tout est raccord entre le lieu, l’ambiance, ce qu’ils servent et l’atmosphère. La cuisine est fraîche, interactive avec des responsables, Yves et Anne-Marie, d’une vraie épaisseur humaine. En plus, Yves est fou de moto comme moi et de surf comme Hugues.
Mon libraire
J’adore les livres. Quand je voyage à l’étranger, je recherche toujours la plus belle librairie. En France, je ne cherche même pas à Paris : je vais, au moins une fois par semaine, au rayon architecture-beaux-arts de Mollat (rue Vital-Carles), tenu par Paul-Emmanuel Roger.
Mon institution
La boutique Chez Verdun, dans la Galerie bordelaise, un peu déglinguée, avec des vitrines à roulettes, est une vraie caverne d’Ali Baba pour les passionnés de jouets qui ont pris la patine du temps et de vieilles mécaniques, dont je fais partie. C’est un vrai lieu de mémoire de la ville.
Mon adresse
Le 308 (308, avenue Thiers) est une belle adresse où se trouvent des structures professionnelles mais pas seulement : on y organise de nombreux événements, des expos, des soirées décalées. Les deux jeunes architectes qui ont réhabilité les lieux, Julie Fabre et Mathieu de Marien, ont réussi à conserver son âme originelle, une ex-usine d’électricité, sans être passéistes ou faire dans la muséographie.
| BÉRÉNICE LURTON Propriétaire du cru classé de Sauternes, Château Climens, et présidente du syndicat des crus classés de Sauternes et de Barsac. |
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Mon restaurant
J’aime beaucoup aller avec des amis dans le quartier du Grand-Théâtre, au Bouchon bordelais (2, rue Courbin). Le chef, Frédéric Vigouroux, a de bons produits, sa carte change tous les quinze jours, avec de l’inventivité dans une ambiance familiale. A midi, il fait le plat des filles et le plat des garçons. C’est drôle et ça fonctionne, en plus. Il concocte même des plats à emporter.
Un bruit
J’aime entendre les cloches de la cathédrale à Pey-Berland. Ça rythme nos journées et a un côté intemporel en même temps.
Un arbre
La glycine plus que centenaire des archives municipales de Bordeaux (71, rue du Loup) est unique. A cette époque, avec ses fleurs mauves et son odeur sucrée, elle annonce le printemps. Dans cette partie minérale de la ville, c’est du bonheur.
Ma balade
J’aime me perdre dans le vieux Bordeaux, qui dégage une ambiance particulière, comme une remontée dans le temps. Par exemple, du côté de l’impasse de la rue Neuve, où se trouve la maison de la mère de Montaigne.
Une plume
Anne-Lise Roux est une écrivaine originaire de Bordeaux, à l’écriture exigeante, avec une sensibilité et un talent hors du commun. J’ai beaucoup apprécié son dernier livre, « La solitude de la fleur blanche ».
Un manège
J’aime le vieux manège en bois du Jardin public, dans la zone des jeux pour enfants. Il a beaucoup de charme et - ça peut paraître incroyable - il passe de la musique classique.
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| JEAN-PIERRE LABORDE Président de l’université Bordeaux-IV, élu récemment président de l’université de Bordeaux. |
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Mon restaurant
J’en apprécie plusieurs, mais j’aime particulièrement Le Vieux Bordeaux (27, rue Buhan) pour sa carte raffinée mais sans chichis, son cadre et le quartier médiéval.
Ma coutellerie
Un jour, dans le cadre d’un colloque à Marseille, j’ai découvert un couteau particulier. J’ai retrouvé le même chez le coutelier Saphores (41, rue Judaïque). Sa femme à la gouaille unique propose plein de modèles. Michel Saphores y fait aussi de la restauration de couteaux anciens, de l’affûtage. Il a même créé son propre couteau.
Ma quincaillerie
Je vais chez Béjottes (1, place des Grands-Hommes), une des dernières quincailleries de Bordeaux, une vraie caverne d’Ali Baba.
Mon poète
Sur un mur de l’ex-hôtel Meyer (allées de Tourny), où le célèbre poète allemand Friedrich Hölderlin aurait passé quelques mois en 1802, une plaque lui rend hommage. La ville de Bordeaux lui a inspiré un de ses derniers poèmes, « Andenken », avant qu’il ne perde la raison. Il y évoque les jardins et la Garonne, dont la couleur change plusieurs fois par jour en fonction des marées. Je suis très sensible au fait que la ville ait attiré poètes, romanciers et philosophes.
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| ISABELLE KRAISER Artiste photographe. Cette spécialiste de l’« art du relationnel » a une énergie débordante (http : //isabelle.kraiser.free.fr). Elle expose un travail réalisé dans une réserve indienne du Québec, à l’Artothèque de Pessac, du 6 mai au 15 juillet. Et elle travaille sur un projet photo-phonographique avec Marc Pichelin consacré aux quartiers de Bacalan et des Aubiers (www.dhabitude.com). Ses lieux sont toujours liés à des rencontres humaines. |
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Mon caviste
Marc Vincent (Le Domaine du vin, 180, cours de la Marne) est un homme heu-reux et il sait le communiquer, comme sa passion pour le vin. On y va autant pour ses bouteilles - ouvert six jours sur sept - que pour passer un moment avec lui. Cet homme généreux est devenu un ami.
Un restaurant-bar
Marlène Franck (33, quai de Paludate). Toujours aux commandes, c’est une femme d’une grande beauté et d’une réelle douceur, toujours classe en plein quartier ouvrier de Belcier. Tout est fait maison et chaque client est de la famille.
Un bar-restaurant
Le Kilian (51, rue Son-Tay), une institution, tout comme son patron, Marc Trelly, un révolutionnaire perpétuel de plus 70 ans. Tout le monde vient ici, du conseiller général socialiste au conseiller municipal UMP.
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| NICOLE LUCAS Fille d’émigrés espagnols, native des Capus et habitante des lieux depuis soixante-sept ans. Représentante des marchandes des 4 saisons aux Capucins et du parler bordeluche, elle est conseillère municipale depuis 2008. Comédienne par nature et par entraînement, elle voudrait jouer sa pièce sous la halle des Capus en septembre 2010. |
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Une expression
« Ma marchandise, je l’encante, c’est pas du chibré ni du castamé. » Autrement dit : je vante ma marchandise, de la jolie came à acheter, pas du pourri. Avant de commencer à 7 heures, je vais prendre mon petit café chez Jérôme, au Cochon volant (22, place des Capucins).
Une recette
Pour la sanquette - le maire de Bordeaux adore -, il faut couper le cou du poulet, récupérer le sang dans une assiette creuse et laisser refroidir. On ajoute dessus ail et persil coupés. Après, on fait cuire doucement à la poêle.
Un jardin
Le jardin André-Meunier. Je l’appelle toujours le jardin des anciens abattoirs, car, sous ce jardin, un tunnel, aujourd’hui bouché, les rejoignait. Pendant la guerre, on venait s’y abriter des bombardements. Après, des bouchers allaient y tuer des boeufs et des vaches amenés de la gare par les maquignons. Avec son bassin d’eau et ses jeux pour enfants, j’y emmenais souvent Dominique, ma fille, et mon fils, Laurent.
| VINCENT POUJARDIEU Designer de meubles et d’objets contemporains, il s’inspire des techniques industrielles pour ses réalisations (www.poujardieu-design.fr). Il présente ses dernières créations aux Designer’s Days à Dock en Seine (Paris), du 9 au 14 juin. |
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Un jardin secret
Je vais souvent au parc de l’Ermitage, à Lormont. Sur les coteaux, on voit serpenter la Garonne et on a tout Bordeaux à ses pieds. La paysagiste Graziella Barsacq a fait des aménagements subtils pour maintenir le côté sauvage des lieux. Un point de vue unique au moment du coucher de soleil et un endroit qui donne toujours une sensation de fraîcheur en été.
Une table
Ce pourrait être la continuité déambulatoire et paysagère du parc, puisqu’il s’agit du restaurant de Jean-Marie Amat (26 bis, rue Raymond-Lis, à Lormont) situé juste en face. Je me retrouve dans cette culture gastronomique et visuelle : c’est un resto chic sans être engoncé, avec un site en osmose avec la nature environnante. La cuisine lie tradition et inventivité, avec une projection mêlant création et terroir. En même temps, il y a un côté californien avec le pont d’Aquitaine, qui fuit vers l’ouest sans qu’on en voie l’extrémité.
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Petits plats maison, légumes de saison, Le Bocal de Tatie Josée vous offre la meilleure alternative à la restauration rapide traditionnelle. Des plats maison préparés par une petite équipe avec des produits de qualité et un assortiment de légumes variés en accompagnement. Une cuisine familiale avec une pointe d’originalité et de découverte, mélanges inattendus, épices variées, mijotés classiques, douceurs sucrées, gourmandes ou vitaminées. Comment ça marche : - Recevez le menu du jour, en vous inscrivant à la lettre d’information Le Bocal de Tatie Josée Téléphone: 05 56 81 06 83 |
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Une des bonnes adresses de Bordeaux, une boulangerie patisserie comme on en fait plus, c'est ici que j'ai gouté les meilleures viennoiseries de Bordeaux. Dans une boutique décorée à l'ancienne, l'amateur de bon pain vient dénicher le remarquable campagne au levain naturel ainsi que des spéciaux aux céréales pavot, sésame ... Un salon est à votre disposition pour déguster, j'insiste les meilleurs croissants de Bordeaux autour d'un bon café ou d'un chocolat chaud. L'accueil est convivial et chaleureux, vous ne connaissiez pas "Le Pain d'Emmeline", c'est chose faite, l' adresse à ne pas manquer est au 34 cours Pasteur. |
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Les notes dandy-contemporains s'opposent au techniquement casual. La modernité graphique des mélanges caractérise la silhouette Hartford. Dans le no man's land des tendances, Hartford se ressource dans ses classiques à vocation tendance. Un look 60 version british mais revu et corrigé au style Ian Curtis. Hartford cultive le culte de la personnalité. Cette nouvelle modernité se concentre sur une tendance, le street charme au caractére trés british teinté d'une nonchalance éclairée. |
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Une belle découverte pour toutes les passionnées de mode, un petit magasin tout en longueur. Les marques sont celles de créateurs dans de belles matières, à la pointe de la tendance: Bel Air, Bérénice, Casting… On y trouve un assortiment de pièces originales et de grande qualité, vous serez sure de découvrir les derniéres tendances. L’accueil est vraiment très chaleureux, à ne pas manquer avant les fêtes qui s'approchent. |
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